{"id":1632,"date":"2026-01-26T07:00:00","date_gmt":"2026-01-26T06:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/nuancesdudroit.fr\/?p=1632"},"modified":"2026-01-25T16:08:20","modified_gmt":"2026-01-25T15:08:20","slug":"soutenance-de-these-la-distinction-conceptuelle-controle-concret-controle-abstrait-essai-sur-la-fabrique-des-meta-concepts-juridiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/nuancesdudroit.fr\/?p=1632","title":{"rendered":"Soutenance de th\u00e8se \u2013 La distinction conceptuelle \u00ab\u00a0contr\u00f4le concret \/ contr\u00f4le abstrait \u00bb : Essai sur la fabrique des m\u00e9ta-concepts juridiques"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Le <strong>18 novembre 2025<\/strong>, M. Thomas Escach-Dubourg a soutenu sa th\u00e8se de doctorat \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Toulouse 1 Capitole, au sein de l\u2019Institut Maurice Hauriou, sous la direction de M. Xavier Bioy. Intitul\u00e9e <em>La distinction conceptuelle \u00ab contr\u00f4le concret \/ contr\u00f4le abstrait \u00bb : Essai sur la fabrique des m\u00e9ta-concepts juridiques<\/em>, cette recherche prend pour objet l\u2019un des couples notionnels les plus familiers \u2013 et pourtant les plus fragiles \u2013 du discours juridique contemporain.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Omnipr\u00e9sente dans les manuels, les commentaires de jurisprudence et les raisonnements contentieux, la distinction entre contr\u00f4le concret et contr\u00f4le abstrait s\u2019est impos\u00e9e comme une cl\u00e9 de lecture quasi r\u00e9flexe du droit positif, en particulier constitutionnel, mais sans jamais avoir fait l\u2019objet d\u2019une interrogation syst\u00e9matique sur ses conditions d\u2019intelligibilit\u00e9, ses pr\u00e9suppos\u00e9s \u00e9pist\u00e9miques ou sa r\u00e9elle op\u00e9rabilit\u00e9 analytique. Dot\u00e9e d\u2019une autorit\u00e9 tacite, elle a longtemps \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9e comme une \u00e9vidence \u2013 au point, peut-\u00eatre, de se soustraire \u00e0 toute mise en cause.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment cette \u00e9vidence que la th\u00e8se entreprend de troubler. Non pour cong\u00e9dier la distinction, mais pour la <em>d\u00e9senclaver<\/em> : la sortir de l\u2019axiomatique rassurante dans laquelle elle s\u2019est progressivement fig\u00e9e, en exposer les ambigu\u00eft\u00e9s, les glissements s\u00e9mantiques, les confusions r\u00e9currentes, et, surtout, les usages m\u00e9caniques qui en ont alt\u00e9r\u00e9 la port\u00e9e heuristique. \u00c0 force d\u2019\u00eatre invoqu\u00e9 sans \u00eatre interrog\u00e9, le couple \u00ab\u00a0concret\/abstrait\u00a0\u00bb tend \u00e0 se comporter comme un <em>mot-valise<\/em>, absorbant des significations h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes, parfois contradictoires, jusqu\u2019\u00e0 fragiliser sa valeur m\u00e9thodologique.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">L\u2019originalit\u00e9 du travail r\u00e9side alors dans le d\u00e9placement du regard qu\u2019il op\u00e8re. La distinction n\u2019est pas seulement abord\u00e9e comme un outil du contentieux constitutionnel, mais comme un <em>m\u00e9ta-concept<\/em> <em>transversal<\/em>, structurant l\u2019ensemble des discours juridiques \u2013 publicistes, privatistes, europ\u00e9anistes \u2013 et, plus largement, la mani\u00e8re dont le droit pense ses propres op\u00e9rations. La th\u00e8se assume ainsi une ambition th\u00e9orique forte : engager une r\u00e9flexion de fond sur l\u2019ontologie<strong>, <\/strong>les fonctions et les modes d\u2019existence des m\u00e9taconcepts juridiques, en dialogue \u00e9troit avec la philosophie et l\u2019\u00e9pist\u00e9mologie contemporaines \u2013 en particulier l\u2019\u00e9thique conceptuelle et l\u2019ing\u00e9nierie conceptuelle comme deux axes de recherche \u00e9mergents.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Cette d\u00e9marche conduit \u00e0 un double constat. D\u2019une part, les conceptualisations dominantes de la distinction peinent \u00e0 rendre compte de la complexit\u00e9 r\u00e9elle des ph\u00e9nom\u00e8nes juridiques, juridictionnels et contentieux qu\u2019elles pr\u00e9tendent ordonner. D\u2019autre part, cette insuffisance n\u2019appelle pas une simple substitution conceptuelle, mais une \u00ab\u00a0<em>r\u00e9ing\u00e9nierie<\/em><strong>\u00a0\u00bb<\/strong> de la grammaire m\u00eame de la conceptualit\u00e9. L\u2019\u00e9tude s\u2019oriente alors vers une autre mani\u00e8re de penser les concepts \u00e0 partir d\u2019une approche (inter)discursive : non plus comme des unit\u00e9s totalisantes et closes, voire momifi\u00e9es, mais comme des points d\u2019ancrage dynamiques, anti-fragiles, granulaires, sensibles \u00e0 une certaine \u00ab\u00a0\u00e9cologie\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">C\u2019est autour de deux id\u00e9es-forces \u2013 que l\u2019on pourrait abr\u00e9ger ainsi le \u00ab\u00a0contexte\u00a0\u00bb et le \u00ab\u00a0complexe\u00a0\u00bb \u2013 que se d\u00e9ploie cette reconfiguration. En les \u00e9rigeant en principes structurants, la th\u00e8se propose une lecture renouvel\u00e9e du couple \u00ab contr\u00f4le concret \/ contr\u00f4le abstrait \u00bb \u00e0 partir d\u2019exemples concrets (l\u2019affaire Gomez-Gonzalez du Conseil d\u2019\u00c9tat, les arr\u00eats de la CEDH, etc.), pens\u00e9 non plus sur le mode d\u2019une opposition rigide des concepts antith\u00e9tiques asym\u00e9triques, mais selon une logique dialectique de l\u2019<em>entrelacs<\/em>, attentive aux chevauchements, aux accouplements \u2013 pour parler comme Husserl \u2013 et aux continuit\u00e9s. Ce faisant, elle esquisse les conditions d\u2019une possible <em>r\u00e9habilitation<\/em> conceptuelle dudit distinguo, \u00e0 m\u00eame de lui restituer une certaine compacit\u00e9 analytique et une valeur ajout\u00e9e renouvel\u00e9e dans l\u2019analyse du droit positif. On comprendra ainsi mieux pourquoi entre le contr\u00f4le concret de la CEDH, du Conseil d\u2019\u00c9tat, de la Cour de cassation, il y a comme un \u00ab\u00a0semblable-diff\u00e9rent\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">\u00c0 l\u2019image de toute discipline savante, la doctrine juridique d\u00e9ploie un arsenal de m\u00e9taconcepts destin\u00e9s \u00e0 structurer l\u2019exp\u00e9rience du droit positif autant qu\u2019\u00e0 organiser les repr\u00e9sentations que l\u2019on s\u2019en forme. Parmi ces instruments, la dichotomie entre le \u00ab contr\u00f4le concret \u00bb et le \u00ab contr\u00f4le abstrait \u00bb tient une place \u00e0 la fois cruciale et \u00e9nigmatique \u2013 v\u00e9ritable <em>arl\u00e9sienne<\/em> qui, bien que devenue incontournable, demeure cryptique. Effectivement, elle s\u2019est impos\u00e9e, nolens volens, comme une cl\u00e9 de lecture principale du contentieux, au premier chef constitutionnel, sans pourtant s\u2019y r\u00e9duire. Cr\u00e9dit\u00e9e d\u2019une autorit\u00e9 tacite, elle s\u2019est longtemps d\u00e9rob\u00e9e \u00e0 toute mise en cause, prot\u00e9g\u00e9e par le voile d\u2019une \u00e9vidence que nul ne songeait \u00e0 questionner. Mais aujourd\u2019hui, peut-\u00eatre plus que jamais, cette \u00e9vidence chanc\u00e8le. Son intelligibilit\u00e9 conceptuelle s\u2019\u00e9rode, sa lucidit\u00e9 se trouble. La dichotomie vacille de plus en plus sous les coups r\u00e9p\u00e9t\u00e9s d\u2019une critique doctrinale toujours plus vigoureuse. Retir\u00e9e dans une fausse transparence et familiarit\u00e9, elle semble d\u00e9sormais \u00e9pouser l\u2019ind\u00e9termination propre aux mots-valises. \u00c0 force d\u2019usages m\u00e9caniques, spontan\u00e9s ou contraints, sa clart\u00e9 se d\u00e9lite, son autorit\u00e9 s\u2019\u00e9mousse, jusqu\u2019\u00e0 nourrir le doute quant \u00e0 sa pertinence \u00e9pist\u00e9mique et \u00e0 son opportunit\u00e9 m\u00e9thodologique. Les deux termes dudit distinguo, fr\u00e9quemment confondus entre eux, voire amalgam\u00e9s \u00e0 des concepts voisins, peinent \u00e0 se maintenir comme instruments analytiques op\u00e9ratoires, \u00e0 tel point qu\u2019il para\u00eet difficile de leur promettre un futur. Toutefois, loin de r\u00e9voquer purement et simplement le distinguo, la pr\u00e9sente \u00e9tude choisit de s\u2019en d\u00e9fier avec exigence et m\u00e9thode. En v\u00e9rit\u00e9, elle en entreprend une relecture critique, \u00e9clair\u00e9e par les contributions contemporaines de la philosophie, ainsi que de l\u2019\u00e9pist\u00e9mologie, dans l\u2019espoir d\u2019amorcer une authentique \u00ab r\u00e9ing\u00e9nierie \u00bb. Elle se veut \u00eatre l\u2019occasion de desserrer l\u2019\u00e9tau de l\u2019axiomatique dans laquelle ladite distinction s\u2019est emprisonn\u00e9e, d\u2019en d\u00e9voiler les marges et implicites, de porter au jour les partis pris qu\u2019elle dissimule, ainsi que de rouvrir une \u00ab repossibilisation \u00bb. Loin de rester \u00e0 distance des difficult\u00e9s, l\u2019\u00e9tude s\u2019y arr\u00eate, s\u2019emploie \u00e0 fissurer les co\u00efncidences qui paralysent la pens\u00e9e et remet le distinguo en chantier pour en explorer les potentialit\u00e9s enfouies. \u00c0 cette fin, elle va commencer par une r\u00e9flexion approfondie sur l\u2019\u00ab ontologie \u00bb et les \u00ab fonctions \u00bb des concepts en g\u00e9n\u00e9ral, avant d\u2019inventorier les conceptions disponibles de l\u2019antagonisme conceptuel, telles qu\u2019elles apparaissent dans les discours de connaissance publiciste, privatiste et europ\u00e9aniste. L\u2019\u00e9tude d\u00e9bouchera enfin sur un constat d\u2019insuffisance : ces conceptualisations peinent \u00e0 appr\u00e9hender la complexit\u00e9 des ph\u00e9nom\u00e8nes juridiques que ladite dichotomie pr\u00e9tend empoigner. Ce constat appelle un d\u00e9rangement des habitudes th\u00e9or\u00e9tiques durablement install\u00e9es, une mise en soup\u00e7on des m\u00e9thodes d\u2019analyse traditionnelles en science juridique, en vue d\u2019ouvrir un \u00e9cart prospectif \u2013 sans doute plus fondamental qu\u2019on ne l\u2019imagine. Avec cette ambition, l\u2019\u00e9tude s\u2019orientera vers une \u00ab autre \u00bb fa\u00e7on de penser les concepts \u2013 travaill\u00e9e de l\u2019int\u00e9rieur m\u00eame du paradigme classique de la conceptualit\u00e9 \u2013, \u00e0 savoir : non plus comme des dispositifs de pure et simple captation, mais davantage comme des points d\u2019accroche et d\u2019ancrage variables, granulaires et dynamiques. Autrement dit : non des unit\u00e9s totalisantes, plut\u00f4t des unit\u00e9s \u00e9pinglantes, capables de saisir sans clore, de p\u00e9n\u00e9trer le r\u00e9el sans pr\u00e9tendre absolument l\u2019encapsuler. Cette reconfiguration de la grammaire profonde se charpentera autour de deux grandes id\u00e9es-forces, qui guideront les d\u00e9veloppements de l\u2019\u00e9tude et qu\u2019elle dominera de mieux en mieux au fil de son progr\u00e8s : le \u00ab contexte \u00bb et le \u00ab complexe \u00bb. En en faisant comme les principes structurants de cette (re)conceptualisation, l\u2019\u00e9tude parviendra \u00e0 proposer une lecture inou\u00efe et f\u00e9conde de ladite dichotomie. Finalement, la pr\u00e9sente recherche est une exp\u00e9rience de \u00ab d\u00e9sadh\u00e9rence \u00bb, de prise de distance pol\u00e9mique vis-\u00e0-vis des cat\u00e9gories h\u00e9rit\u00e9es, mais \u00e9galement un \u00ab art d\u2019op\u00e9rer \u00bb une r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration \u00e9pist\u00e9mologique \u2013 dont la pens\u00e9e juridique elle-m\u00eame pourrait, en retour, tirer b\u00e9n\u00e9fice. Telle est, \u00e0 tout le moins, la promesse que souffle prudemment une conception contextualiste dudit distinguo conceptuel : r\u00e9habiliter les termes de \u00ab contr\u00f4le concret \u00bb et de \u00ab contr\u00f4le abstrait \u00bb en reformulant, primo, leurs conditions d\u2019intelligibilit\u00e9 et, secundo, en les pensant selon le mode dialectique de l\u2019entrelacs. Car c\u2019est \u00e0 ce prix que l\u2019on parviendra \u00e0 se convaincre de leur \u00ab valeur ajout\u00e9e \u00bb dans l\u2019analyse du droit positif, leur restituer une certaine compacit\u00e9, et, peut-\u00eatre, esquisser de nouveaux lendemains, plus \u00ab chantants \u00bb, pour un couple qui, malgr\u00e9 les nombreux coups de boutoir, demeure une esp\u00e8ce d\u2019\u00ab embl\u00e8me \u00bb du discours doctrinal fran\u00e7ais.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Like any scholarly discipline, legal doctrine deploys an arsenal of metaconcepts designed both to structure the experience of positive law and to shape the representations formed around it. Among these conceptual instruments, the dichotomy between concrete review and abstract review occupies a place at once central and mysterious \u2013 a true <em>Arl\u00e9sienne<\/em> of legal philosophy, which, while having become indispensable, remains cryptic. Indeed, it has established itself, nolens volens, as a major interpretive key to contentious proceedings \u2013 primarily in constitutional adjudication, though not exclusively. Endowed with a tacit authority, it long evaded scrutiny, shielded by the self-evidence no one dared to question. Yet today, perhaps more than ever, this self-evidence falters. Its conceptual intelligibility is eroding, its clarity growing dim. The dichotomy now wavers under the persistent blows of an increasingly vigorous doctrinal critique. Withdrawn into a deceptive familiarity, it seems to embrace the indeterminacy characteristic of conceptual catch-alls. Through mechanical, spontaneous, or forced uses, its sharpness dulls, its authority weakens, to the point that doubts emerge regarding its epistemic relevance and methodological utility. The two terms of the dichotomy \u2013 often confused with one another or amalgamated with neighboring concepts \u2013 struggle to endure as effective analytical tools. Their future now appears difficult to guarantee.However, rather than revoking this conceptual pair outright, the present study opts to confront it with critical rigor and theoretical resolve. It undertakes a re-reading of the dichotomy in light of contemporary contributions from philosophy and epistemology, aspiring to initiate a genuine reengineering. This inquiry seeks to loosen the grip of the axiomatic framework within which the distinction has become enclosed, to expose its margins and underlying assumptions, to surface the normative commitments it conceals, and to reopen the field of its repossibilization. Far from sidestepping the difficulties, the study dwells within them, working to fracture the paralyzing coincidences of meaning and to rework the distinction from within, in order to unearth its latent potential. It thus begins with an in-depth reflection on the \u201cnature\u201d and \u201cfunctions\u201d of concepts more broadly, before inventorying the current configurations of the dichotomy as they manifest within public, private, and European doctrinal discourses. This exploration ultimately leads to a diagnosis of insufficiency: existing conceptualizations fail to grasp the complexity of the legal phenomena the dichotomy purports to frame. This failure calls for a disruption of deeply entrenched theoretical habits, and a critical reassessment of traditional modes of legal analysis, in order to open a prospective breach \u2013 one likely more profound than expected. With this ambition, the study moves toward an alternative mode of conceptualization \u2013 still rooted within the classical paradigm of conceptuality, but animated by a desire to think concepts no longer as tools of pure capture, but rather as points of anchorage, as flexible and dynamic footholds. In other words, not totalizing units, but pinning ones \u2013 capable of grasping certain aspects of reality without succumbing to the desire for conceptual closure. This reconfiguration of the deep conceptual grammar is structured around two guiding ideas that progressively shape the inquiry: context and complexity. By adopting these as the principal axes of (re)conceptualization, the study seeks to offer an unprecedented and fruitful reading of the dichotomy. Ultimately, this research constitutes an experiment in disadhesion \u2013 a critical distancing from inherited categories \u2013 as well as a form of ars operandi aimed at epistemological regeneration, from which legal thought itself may eventually draw benefit. Such, at least, is the cautious promise carried by a contextualist approach to this conceptual pair: to rehabilitate the terms \u201cconcrete review\u201d and \u201cabstract review\u201d by, first, reformulating their conditions of intelligibility, and second, rethinking them within a dialectical framework of intertwining. Only at this cost can their true added value in the analysis of positive law be rediscovered, their conceptual density restored, and, perhaps, more promising horizons charted for a pair that, despite repeated blows, still stands as a kind of \u201cemblem\u201d of French doctrinal discourse.<\/span><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Cette recherche n\u2019entend donc ni clore un d\u00e9bat, ni stabiliser d\u00e9finitivement une cat\u00e9gorie. Elle se veut, tout \u00e0 l&rsquo;inverse, une invitation \u00e0 rouvrir les dossiers, \u00e0 d\u00e9placer les perspectives, \u00e0 \u00e9prouver la distinction \u00e0 l\u2019aune d\u2019autres contentieux, d\u2019autres affaires, d\u2019autres usages doctrinaux. Plusieurs articles \u00e0 para\u00eetre dans des revues scientifiques prolongeront cette logique exploratoire. Il ne s\u2019agit, au fond, que de reprendre la plume \u2014 pour chercher, \u00e9prouver et tenter de capter, encore et toujours, les<em> nuances du droit<\/em>.<\/span><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-post-author\"><div class=\"wp-block-post-author__avatar\"><img alt='' src='https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/0b2ea4bc3b220ca4e496c784ecf1fedd78fa36c8fa4b2022a08a3357f25e2d14?s=48&#038;d=identicon&#038;r=g' srcset='https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/0b2ea4bc3b220ca4e496c784ecf1fedd78fa36c8fa4b2022a08a3357f25e2d14?s=96&#038;d=identicon&#038;r=g 2x' class='avatar avatar-48 photo' height='48' width='48' \/><\/div><div class=\"wp-block-post-author__content\"><p class=\"wp-block-post-author__byline\">Thomas Escach-Dubourg<\/p><p class=\"wp-block-post-author__name\">Nuances du Droit<\/p><\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 18 novembre 2025, M. 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